{"id":627,"date":"2008-01-11T12:02:57","date_gmt":"2008-01-11T12:02:57","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:8080\/?p=627"},"modified":"2008-01-11T12:02:57","modified_gmt":"2008-01-11T12:02:57","slug":"l-enquete-de-l-observatoire-du-stress-crispe-france-telecom-liberation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/2008\/01\/11\/l-enquete-de-l-observatoire-du-stress-crispe-france-telecom-liberation\/","title":{"rendered":"L&rsquo;enqu\u00eate de l&rsquo;observatoire du stress crispe France Telecom &#8211; Lib\u00e9ration"},"content":{"rendered":"<p dir=\"ltr\">\n<strong>Les salari&eacute;s de l&rsquo;op&eacute;rateur se r&eacute;unissent pour &eacute;voquer la souffrance au travail.<\/strong>\n<\/p>\n<\/p>\n<p>\nQui a le droit de parler du stress chez France Telecom ? La direction et les personnels s&rsquo;en disputent la l&eacute;gitimit&eacute;. Deux syndicats, <strong>SUD-PTT<\/strong> et la <strong>CFE-CGC<\/strong>, ont saisi le th&egrave;me &agrave; bras-le-corps. Ils ont tenu hier leurs premi&egrave;res &quot;assises nationales contre le stress et les mobilit&eacute;s forc&eacute;es&quot;, et pr&eacute;sent&eacute; &agrave; cette occasion leur deuxi&egrave;me phase d&rsquo;enqu&ecirc;te de leur observatoire du stress. &#8230;.\n<\/p>\n<p>\nL&rsquo;op&eacute;rateur a m&ecirc;me interdit &agrave; deux de ses m&eacute;decins du travail, invit&eacute;s aux assises d&rsquo;y participer : &quot;<em>C&rsquo;est contraire &agrave; leur neutralit&eacute;<\/em>.&quot; Le motif fait sortir de ses gonds, Pierre Morville, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; syndical central de la <strong>CFE-CGC<\/strong>, &agrave; l&rsquo;initiative de l&rsquo;observatoire. Il brandit deux courriers de l&rsquo;inspection du travail invitant la direction &agrave; revenir sur son v&eacute;to : le devoir de neutralit&eacute; serait hors de propos.\n<\/p>\n<p>\n<strong>D&eacute;tresse.<\/strong> Hier, dans les deux petites salles bond&eacute;es du cin&eacute;ma la Clef, &agrave; Paris, o&ugrave; se tenaient les assises, les militants venus des sites nationnaux de France Telecom ont fus&eacute;, notamment sur le r&ocirc;le de la m&eacute;decine du travail face &agrave; des situations de d&eacute;tresse. Et ce n&rsquo;est pas le manque d&rsquo;initiatives de l&rsquo;op&eacute;rateur pour accompagner ses personnels qui a fait d&eacute;bat, alors que 22000 emplois doivent &ecirc;tre supprim&eacute;s sur la p&eacute;riode 2006-2008 (12300 d&eacute;parts recens&eacute;s &agrave; fin juin 2007) et que 10000 salari&eacute;s doivent se reconvertir en interne. Mais plut&ocirc;t la fa&ccedil;on de s&rsquo;y prendre. L&rsquo;op&eacute;rateur a d&eacute;ploy&eacute; ainsi &agrave; la rentr&eacute;e de &quot;cellules d&rsquo;&eacute;coute&quot; pendant que les syndicats faisaient du battage avec leur observatoire&#8230;.\n<\/p>\n<p>\n<strong>Accompagner<\/strong>. L&rsquo;initiative soul&egrave;ve des interrogations en interne, notamment de la part de m&eacute;decins du travail. L&rsquo;une d&rsquo;elle critique le postulat de d&eacute;part, qui argue que la &quot;<em>souffrance au travail est li&eacute;e &agrave; un conflit entre salari&eacute; et manager ou &agrave; une personnalit&eacute; difficile<\/em>&quot;, et qui sous estime &quot;<em>le r&ocirc;le des r&eacute;organisationset des restructurations du travail qui se succ&egrave;dent &agrave; rythme soutenu&quot;. On est coeur du d&eacute;bat,<\/em> r&eacute;sume Pierre Morville<em> : &quot;Soit le stress est la cons&eacute;quence d&rsquo;une pression accrue li&eacute;e &agrave; la mondialisation de l&rsquo;&eacute;conomie&quot;<\/em> et la direction n&rsquo;y peut pas grand chose, et se contente d&rsquo;accompagner ; soit<em> &quot;c&rsquo;est un mode de gestion des relations de travail, une sorte de mangement par le stress&quot;,<\/em> s&rsquo;interoge le syndicaliste, justifiant que les syndicats poussent les feux sur le sujet.&nbsp;\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n<strong>Trop mobiles, les salari&eacute;s ne r&eacute;pondent plus<\/strong>\n<\/p>\n<\/p>\n<p>\nLes employ&eacute;s disent avoir occup&eacute; en moyenne 2,17 postes sur les cinq ann&eacute;es &eacute;coul&eacute;es.\n<\/p>\n<p>\n<strong>Au menu de sa seconde enqu&ecirc;te<\/strong> : la sant&eacute; et l&rsquo;organisation du travail. <strong>SUD-PTT<\/strong> et la <strong>CFE-CGC<\/strong> &agrave; l&rsquo;origine de la d&eacute;marche, sont prudents : &quot;il s&rsquo;agit des premiers axes d&rsquo;analyse&quot;. Le questionnaire mis en ligne r&eacute;cemment a d&eacute;ja&agrave; recueilli un petit millier de r&eacute;ponses. Les r&eacute;sultats sont alarmants. Quatre r&eacute;pondants sur cinq estiment que leur travail n&rsquo;est pas valoris&eacute; par France T&eacute;l&eacute;com et ne croient plus en l&rsquo;avenir de leur entreprise. Deux tiers ont le sentiment de n&rsquo;avoir pas r&eacute;ussi leur vie professionnelle. Trois sur quatre estime que leur cadre professionnel influe sur leur sant&eacute;.. Une sur six consomme des psychotropes&#8230;..\n<\/p>\n<p>\nLes syndicats soutiennent la validit&eacute; de leur premi&egrave;re enqu&ecirc;te sur le stress, publi&eacute; en septembre, dont l&rsquo;&eacute;chantillon &eacute;lev&eacute; (3200 r&eacute;pondants) colle &agrave; la r&eacute;alit&eacute; des profils observ&eacute;s chez l&rsquo;op&eacute;rateur.\n<\/p>\n<div style=\"text-align:right;\">\n<strong>extrait art. Lib&eacute;ration&nbsp;par <\/strong><strong>Catherine Maussion le 14 d&eacute;cembre 2007<\/strong>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les salari&eacute;s de l&rsquo;op&eacute;rateur se r&eacute;unissent pour &eacute;voquer la souffrance au travail. Qui a le droit de parler du stress chez France Telecom ? 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