{"id":663,"date":"2008-03-13T00:00:00","date_gmt":"2008-03-13T00:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:8080\/?p=663"},"modified":"2008-03-13T00:00:00","modified_gmt":"2008-03-13T00:00:00","slug":"la-souffrance-au-travail-devient-une-priorite-nationale-le-nouvel-observateur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/2008\/03\/13\/la-souffrance-au-travail-devient-une-priorite-nationale-le-nouvel-observateur\/","title":{"rendered":"La souffrance au travail devient une priorit\u00e9 nationale &#8211; Le Nouvel Observateur"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align:center;\">\n<strong>Tous Stress&eacute;s<\/strong>\n<\/div>\n<p>\nIls se sont suicid&eacute;s dans une agence bancaire, un bureau d&rsquo;&eacute;tude ou une centrale nucl&eacute;aire. Ils sont les derni&egrave;res victimes d&rsquo;un nouveau mal du si&egrave;cle : le stress qui tue. Course &agrave; la productivit&eacute; et isolement des salari&eacute;s sont responsables de ce fl&eacute;au mis en &eacute;vidence, cette semaine, par un rapport officiel&hellip;.\n<\/p>\n<p>\n&#8230;Depuis quelques mois la liste s&rsquo;allonge. Trois suicides chez Renault, six chez PSA, quatre &agrave; la centrale nucl&eacute;aire de Chinon, un &agrave; la Poste, un &agrave; la BNP&hellip; Et le travail, le stress, la souffrance professionnelle sont d&eacute;sign&eacute;s comme la cause d&eacute;terminante du geste fatal. En 2001, gr&acirc;ce &agrave; la psychiatre MF Hirigoyen, les fran&ccedil;ais d&eacute;couvraient le harc&egrave;lement moral, ces malveillances des petits chefs qui faisaient craquer leurs salari&eacute;s. Pr&egrave;s de 400 000 exemplaires vendus ! Depuis le mal s&rsquo;est enracin&eacute;. Pr&eacute;carit&eacute; de l&rsquo;emploi, course inlassable &agrave; la productivit&eacute;, mise au rebut des cadres&hellip; Plus de trente ans de restructuration &eacute;conomique, de r&eacute;organisation des entreprises et de rationalisation des t&acirc;ches et des administrations, sont en passe de produire ce r&eacute;sultat alarmant&hellip;.\n<\/p>\n<p>\n&#8230;Outre les 2300 et 3600 d&eacute;c&egrave;s par an- par suicide ou accident cardio-vasculaire l&rsquo;INRS, consid&egrave;re que 400 000 maladies et 3 &agrave; 3,5 millions de journ&eacute;es d&rsquo;arr&ecirc;t de travail sont provoqu&eacute;s par le stress professionnel. Co&ucirc;t social estim&eacute; : entre 1,2 et 2 milliards d&rsquo;Euros par an&hellip;.\n<\/p>\n<p>\n&hellip;selon l&rsquo;INRS, ce nouveau mal du si&egrave;cle frappe sans distinction toutes les cat&eacute;gories socioprofessionnelles. Dans notre pays, qui d&eacute;tient le triste record de la consommation de tranquillisants en Europe, le stress est devenu un enjeu de sant&eacute; publique. A tel point que Xavier Bertrand, le ministre du travail s&rsquo;en est empar&eacute; Il a command&eacute; au statisticien P Nasse et au psychiatre P L&eacute;geron un rapport fondateur.\n<\/p>\n<p>\n&hellip;Cr&eacute;er un indicateur statistique national du stress ; lancer une grande campagne de sensibilisation sur le sujet comme on l&rsquo;a fait pour lutter contre le tabagisme ; confier &agrave; un nouvel organisme, le Conseil d&rsquo;Orientation de Conditions de Travail, le pilotage du tout. Telles sont les propositions principales qu&rsquo;ont remis le 12 mars au ministre du travail le psychiatre P L&eacute;geron et le Vice Pr&eacute;sident du Conseil de la Concurrence Philippe Nasse. Sans oublier l&rsquo;&Eacute;tat, qui dans ce domaine, selon les deux rapporteurs doit donner l&rsquo;exemple dans la fonction publique. Les objectifs, faire en sorte que le danger au travail ne soit pas simplement aux yeux des Fran&ccedil;ais, li&eacute;s aux risques professionnels comme l&rsquo;amiante.\n<\/p>\n<p>\nSortir du d&eacute;ni et de la stigmatisation, du genre &laquo; secoue-toi ! &raquo;, quand la d&eacute;pression est per&ccedil;ue, souvent le cas, comme une faiblesse. En finir aussi avec les d&eacute;bats d&eacute;pass&eacute;s, qui opposent encore les ergonomes et les psys. Les deux rapporteurs proposent &eacute;galement la cr&eacute;ation par l&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;un site qui donnerait toute les informations de base sur la souffrance au travail, comme il en existe en Grande &ndash;Bretagne. Ils sugg&egrave;rent aussi &ndash; ce que pr&eacute;voit Val&eacute;rie P&eacute;cresse, la ministre de l&rsquo;Enseignement sup&eacute;rieur &agrave; la Recherche- de donner aux managers une formation initiale et continue sur la pr&eacute;vention, les sympt&ocirc;mes du stress et les d&eacute;g&acirc;ts qu&rsquo;ils provoquent, comme dans le pays anglo-saxons.\n<\/p>\n<p>\n&hellip;L&rsquo;annonce d&rsquo;un plan de licenciement d&eacute;cuple la pression. &laquo; Les gens savent qu&rsquo;il y aura 100 d&eacute;parts, mais ils ignorent sur qui &ccedil;a va tomber &raquo;, r&eacute;sume B Sahler, chercheur &agrave; l&rsquo;Agence r&eacute;gionale pour l&rsquo;Am&eacute;lioration des Conditions de Travail &agrave; Limoges.\n<\/p>\n<p>\nUn exemple ? <u>France Telecom<\/u> En 2005, la direction g&eacute;n&eacute;rale d&eacute;cide de supprimer 22000 postes en trois ans. <em>&laquo; On pousse les salari&eacute;s &agrave; la d&eacute;mission, on les mute, on les change de site, explique<\/em> <strong>Pierre Morville, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; central<\/strong> <strong>CFE-CGC<\/strong><em> qui a cr&eacute;&eacute; avec<\/em> <strong>SUD-PTT<\/strong><em>, un &laquo; observatoire du stress et des mobilit&eacute;s forc&eacute;es &raquo;, contest&eacute; par la direction. &laquo; On les envoie dans un &laquo; espace d&eacute;veloppement &raquo; pour qu&rsquo;ils un emploi ailleurs. Chez nous, la moyenne d&rsquo;&acirc;ge est de 50 ans. &Eacute;videmment, il n&rsquo;y a pas de job pour eux. Qu&rsquo;importe, chaque semaine, un petit chef leur dit : &laquo; T&rsquo;as pas trouv&eacute; de boulot ! &raquo;.<\/em>\n<\/p>\n<p>\nQuand elle entre &agrave; <em>France Telecom<\/em>, en 1996, Eliane, 45 ans, est assistante de direction. Elle change de travail au fil de la fermeture des sites. En 2002, le poste d&rsquo;assistante est supprim&eacute;. Elle atterrit dans un centre d&rsquo;appels. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;elle d&eacute;couvre qu&rsquo;elle est un peu sourde. Comme tous les salari&eacute;s des centres, le temps qu&rsquo;elle passe &agrave; r&eacute;pondre aux clients est minut&eacute;. Sept secondes apr&egrave;s la fin d&rsquo;un appel, &ccedil;a sonne de nouveau. Sa surdit&eacute; s&rsquo;aggrave. Le m&eacute;decin du travail d&eacute;tecte une surdit&eacute; cong&eacute;nitale. Mais Eliane est toujours d&eacute;clar&eacute;e <em>&laquo; apte &raquo;. &laquo; Ici, c&rsquo;est marche ou cr&egrave;ve, dit-elle. Au t&eacute;l&eacute;phone, je sentais mon c&oelig;ur battre dans mon oreille gauche. &raquo;<\/em> Hypertension, gastrites, elle a de l&rsquo;ecz&eacute;ma sur les pieds. En juin 2006, elle craque. D&eacute;pression. Quand elle revient, elle est <strong>&eacute;lue d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e du personnel<\/strong> <strong>CFE-CGC, et fait partie du comit&eacute; hygi&egrave;ne et s&eacute;curit&eacute;<\/strong>. Le soir elle a repris des &eacute;tudes. Ils avaient cass&eacute; mon estime de moi. L&agrave;, je suis contente. &raquo; Mais ses plaques rouges ne s&rsquo;effacent toujours pas&hellip;\n<\/p>\n<div style=\"text-align:right;\">\n<strong>Extrait &#8211; Le Nouvel Observateur par Martine GILSON le 12 mars 2008<\/strong>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tous Stress&eacute;s Ils se sont suicid&eacute;s dans une agence bancaire, un bureau d&rsquo;&eacute;tude ou une centrale nucl&eacute;aire. Ils sont les derni&egrave;res victimes d&rsquo;un nouveau mal du si&egrave;cle : le stress [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[121],"tags":[],"class_list":["post-663","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-revue-de-presse"],"blog_post_layout_featured_media_urls":{"thumbnail":"","full":""},"categories_names":{"121":{"name":"Dans les m\u00e9dias","link":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/category\/presse\/revue-de-presse\/"}},"tags_names":[],"comments_number":"0","wpmagazine_modules_featured_media_urls":{"thumbnail":"","cvmm-medium":"","cvmm-medium-plus":"","cvmm-portrait":"","cvmm-medium-square":"","cvmm-large":"","cvmm-small":"","full":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/663","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=663"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/663\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=663"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=663"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=663"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}