{"id":905,"date":"2009-02-16T15:25:46","date_gmt":"2009-02-16T15:25:46","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:8080\/?p=905"},"modified":"2009-02-16T15:25:46","modified_gmt":"2009-02-16T15:25:46","slug":"22-000-departs-pas-si-volontaires-rue89","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/2009\/02\/16\/22-000-departs-pas-si-volontaires-rue89\/","title":{"rendered":"22 000 d\u00e9parts pas si  \u00ab\u00a0volontaires\u00a0\u00bb &#8211; Rue89"},"content":{"rendered":"<p>\nEntre juin 2005 et fin 2008, 22 000 postes ont &eacute;t&eacute; supprim&eacute;s, sans aucun licenciement sec, mais au prix d&rsquo;un malaise croissant chez les salari&eacute;s. &quot;Jacques, mon pauvre Jacques, t&rsquo;es pas dou&eacute; tu sais, depuis le temps que je te le dis, tu devrais changer de m&eacute;tier&hellip; Je vais &ecirc;tre derri&egrave;re toi toute la journ&eacute;e parce que t&rsquo;es lent, t&rsquo;es trop lent, quand les autres font trois clients, toi tu en fais un, un tout petit&hellip;&quot; Pouss&eacute; &agrave; bout par son chef de service devant ses coll&egrave;gues, Jacques finit par d&eacute;missionner&hellip;..\n<\/p>\n<p>\n&hellip;.. &quot;On ne pousse personne vers la sortie. Il y a des opportunit&eacute;s que l&rsquo;on pr&eacute;sente. Il y a des gens qui voient que l&rsquo;entreprise a boug&eacute;&#8230; et dans laquelle ils ne se reconnaissent plus.&quot;<strong>Pierre Morville, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; central<\/strong> de la <strong>CFE-CGC<\/strong>, le dit en des termes bien diff&eacute;rents: &quot;Pour beaucoup de salari&eacute;s, c&rsquo;est l&rsquo;effondrement des valeurs auxquelles ils ont cru toute leur vie.\n<\/p>\n<p>\n<strong>&quot;22 000 d&eacute;parts &quot;volontaires&quot;.<\/strong> En une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, leur entreprise a bien chang&eacute;. Transformation en soci&eacute;t&eacute; anonyme, ouverture du capital, privatisation. Dernier &eacute;pisode douloureux pour les salari&eacute;s: le plan NExT qui visait &agrave; supprimer 22 000 emplois entre juin 2005 et fin 2008 et d&#8217;embaucher 6000 personnes sur la m&ecirc;me p&eacute;riode. Pas de licenciement sec. Pas de plan social. L&rsquo;heure du bilan est arriv&eacute;. La direction ne devrait pas rendre public les chiffres avant mars, mais elle a d&eacute;j&agrave; confirm&eacute; &agrave; Eco89 &quot;&ecirc;tre en ligne avec les objectifs fix&eacute;s&quot;. Il y a bien des mobilisations locales contre les fermetures de sites, &agrave; Morlaix par exemple. Mais difficile pour les syndicats de mobiliser les 100 000 salari&eacute;s du groupe, &eacute;parpill&eacute;s sur 10 000 sites. Au final, la plupart des d&eacute;parts ont &eacute;t&eacute; v&eacute;cus par les salari&eacute;s comme des destins individuels. &hellip;\n<\/p>\n<p>\n&hellip;Individualiser les situations: c&rsquo;est justement l&rsquo;une des strat&eacute;gies de la direction. L&rsquo;entreprise communique volontiers sur les mesures d&rsquo;accompagnement et de reconversion individuelles: cr&eacute;ation d&rsquo;entreprise (&quot;essaimage&quot;), &quot;projet personnel accompagn&eacute;&quot;, mobilit&eacute; vers la fonction publique, d&eacute;part en pr&eacute;-retraite. &quot;Une fa&ccedil;on de faire partir les gens, c&rsquo;est de les rendre malade&quot; &hellip;\n<\/p>\n<p>\n&hellip;<strong>Pendant l&rsquo;ann&eacute;e 2008, neuf suicides ont &eacute;t&eacute; recens&eacute;s chez France T&eacute;l&eacute;com.<\/strong> Aucun n&rsquo;a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute; d&rsquo;accident du travail par l&rsquo;assurance maladie, ce que d&eacute;noncent les syndicats. La souffrance des salari&eacute;s est d&eacute;nonc&eacute;e par les syndicats de tous bords (des radicaux de <strong>Sud<\/strong> aux cadres de la <strong>CFE-CGC<\/strong>, unis sur cette question.) Mais la direction continue &agrave; pr&eacute;senter France T&eacute;l&eacute;com comme <strong>&quot;un groupe &agrave; l&rsquo;&eacute;coute de ses salari&eacute;s&quot;<\/strong>.\n<\/p>\n<p>\nEn janvier 2000, une &quot;commission stress&quot; est cr&eacute;&eacute;e; des cellules d&rsquo;&eacute;coute et d&rsquo;accompagnement ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; mises en place. Pour autant, pas question de parler de &quot;malaise&quot; ni de &quot;d&eacute;pression&quot;, encore moins de &quot;suicide&quot;. Le langage officiel pr&eacute;f&egrave;re parler de &quot;risques psycho-sociaux&quot;. Tout est question de vocabulaire.\n<\/p>\n<p>\n&hellip;.&quot;Le stress &eacute;rig&eacute; en syst&egrave;me de management&quot; Selon un sondage r&eacute;alis&eacute; en Ile-de-France par l<strong>&lsquo;Observatoire du stress et des mobilit&eacute;s forc&eacute;es<\/strong> (dont les conclusions sont d&eacute;nonc&eacute;es par la direction), 70% des salari&eacute;s interrog&eacute;s craignent pour l&#8217;emploi ou pour leur emploi, et 70% ont le sentiment de ne pas avoir r&eacute;ussi leur vie professionnelle. Pas de quoi s&rsquo;&eacute;tonner, pour <strong>Pierre Morville du syndicat<\/strong> <strong>CFE-CGC<\/strong>: &quot;Pour arriver &agrave; faire partir 22 000 personnes, il faut en solliciter au moins le double.&quot; &#8230;..\n<\/p>\n<div style=\"text-align:right;\">\n<strong>Extrait : Rue89 &#8211; Lise Barcellini &#8211; 11\/02\/2009<\/strong>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre juin 2005 et fin 2008, 22 000 postes ont &eacute;t&eacute; supprim&eacute;s, sans aucun licenciement sec, mais au prix d&rsquo;un malaise croissant chez les salari&eacute;s. &quot;Jacques, mon pauvre Jacques, t&rsquo;es [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[121],"tags":[],"class_list":["post-905","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-revue-de-presse"],"blog_post_layout_featured_media_urls":{"thumbnail":"","full":""},"categories_names":{"121":{"name":"Dans les m\u00e9dias","link":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/category\/presse\/revue-de-presse\/"}},"tags_names":[],"comments_number":"0","wpmagazine_modules_featured_media_urls":{"thumbnail":"","cvmm-medium":"","cvmm-medium-plus":"","cvmm-portrait":"","cvmm-medium-square":"","cvmm-large":"","cvmm-small":"","full":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/905","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=905"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/905\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=905"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=905"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.cfecgc-orange.app\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=905"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}