Droit à la déconnexion : le bilan mitigé des premiers dispositifs mis en place – Le Monde

Anticipant les effets de la loi travail, des entreprises (Sagemcom, Allianz, Renault, Michelin, Orange) avaient pris des initiatives pour permettre à leurs salariés de se « débrancher ». Mais ces dispositions s’avèrent encore insuffisantes.

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Formations aux outils

L’accord de septembre 2016 sur l’accompagnement de la transformation numérique chez Orange contient un volet garantissant « un droit intangible à la déconnexion ». Les salariés sont invités à se déconnecter pendant leur repos. Pour détecter les situations à risque, chaque collaborateur pourra demander un bilan de son utilisation des mails, messagerie instantanée, réseau social interne ; les manageurs pourront aussi demander un bilan collectif pour leur équipe.

Des formations au bon usage des outils sont prévues. La CFE-CGC n’a pas signé cet accord : « Il y a un paradoxe à équiper les salariés d’outils nomades pour accéder à leurs mails jour et nuit et leur demander de… ne pas s’en servir, souligne Sébastien Crozier, son représentant. Il n’y a aucune disposition contraignante, que des recommandations de bon sens, renvoyant leur mise en œuvre à la responsabilité des manageurs et des équipes. » Dans les services où la pression est forte et le personnel insuffisant, les bonnes résolutions risquent de partir à vau-l’eau.

 

Extrait de Le Monde – Nathalie Quéruel – 2/02/2017