Autres méthodes, mêmes objectifs stratégiques -L’Humanité
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…«Je n’ai jamais considéré personnellement, et jamais dit, que le problème était réglé. Il ne l’est pas », déclarait Stéphane Richard, directeur général de France Télécom, après le suicide du salarié à Mérignac (Gironde). Mardi, la directrice exécutive d’Orange France et le directeur des ressources humaines s’étaient précipités sur place.
Une attitude profil bas de la direction pour mieux s’inscrire en rupture avec Didier Lombard, ex-directeur général qui, au plus fort de la crise des suicides en 2009 (une trentaine de salariés s’étaient suicidés entre 2008 et 2009 d’après l’Observatoire du stress), osait parler d’un « effet de mode ». Implicitement, la direction actuelle du groupe rattache ce drame à cette politique désastreuse.
Ce salarié avait subi des mobilités, comme beaucoup dans l’entreprise. 22 000 postes avaient été supprimés entre 2006 et 2008. Pour Pierre Morville, délégué syndical central CFE-CGC, « il faut du temps pour que la pression redescende. Les gens restent fragilisés. 50 % des salariés ont 50 ans chez France Télécom ».
Sur le papier, la direction a multiplié les signes d’apaisement en présentant un nouveau contrat social, un accord sur l’organisation du travail, en instaurant des RH de proximité, 10 000 créations de postes ont été annoncées d’ici 2012… Des améliorations, mais surtout beaucoup de communication, selon les syndicats…
Extrait : L’Humanité – Cécile Rousseau – 28 Avril 2011





